Questions à un ami : « Un promoteur immobilier est-il un bon négociateur ? »

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 Questions à un ami : « Un promoteur immobilier est-il un bon négociateur ? »

La réponse, au vu des choix du Président américain, a toute chance d’être négative en fonction de ce qui se passe dans les rencontres de Steve Witkoff et Jared Kushner avec Poutine pour l’Ukraine ou avec on ne sait qui pour l’Iran. La preuve : les deux sont toujours là. Et pourtant, rien n’avance ni vite en Ukraine ou en Iran, ni comme prévu. Donald Trump, au vu de sa gestion des généraux de l’armée ou des cadres de l’administration, ne nous a pas habitués à une telle patience. Comment la et le comprendre ? Interrogeons donc un de ses ardents défenseurs, qui n’a pourtant pas souhaité dévoiler son identité.

 

Donald Trump s’est-il trompé dans ses choix d’envoyés spéciaux ?

Mais non, ce sont plus que des amis, le gendre pour Jared, lui aussi dans le bâtiment, un collègue promoteur à New York pour Steve. Quand on a acheté des terrains et construit à New York (avec la mafia ?), obtenu des crédits bancaires (russes ?) et vendu des penthouses (à des oligarques de toutes nationalités, sans trop s’interroger sur la source de leur épargne) on est prêt à tous les rapports de force et à toutes les « perversités ».

 

Donald Trump s’est-il trompé en discutant plutôt avec Poutine ?

Surtout, Poutine s’est peut-être trompé lui-même en sous-estimant la résistance ukrainienne. Sa première action (ou celle de ses services spéciaux) a été d’essayer de capturer le Président Zelensky. Elle a échoué et l’a sans aucun doute renforcé, puis ce fut le tour de la société ukrainienne de se montrer non seulement résiliente, mais dure au mal. Ce n’est pas le cas de la Russie : on le voit avec la fragilité de ses grandes villes, maintenant qu’elles ne peuvent plus faire leur plein d’essence. Trump, de son côté, est un homme d’affaires immobilières, il voit le monde sous cet angle. Moscou et Saint Pétersbourg manquent pour lui de tours. Il pensait que Poutine gagnerait plus vite et serait plus souple pour bâtir. C’est d’ailleurs le même problème que l’on retrouve à Gaza où les habitants ne cèdent pas à l’attrait d’une nouvelle Riviera. Ou encore quand Jared découvre les oppositions écologiques à des projets voisins en Albanie. Ce monde manque de promoteurs !

 

Donald Trump s’est-il trompé avec l’Otan ?

Qui paye commande, c’était l’idée que le Président Trump avait en tête. C’est souvent vrai. Mais pas quand on paye trop, encore moins quand on paye la défense de l’allié : on ne peut alors décider de l’affaiblir, a fortiori de le faire perdre. C’est là sans doute l’erreur majeure : vendre un logement de qualité est une garantie juridique. Vendre des armes quand on dit qu’on a les meilleurs arsenaux du monde, donc que l’on est la première armée du monde, est un engagement moral. De leur côté, sans doute les pays membres de l’Otan ont-ils pensé qu’il suffisait d’acheter des avions et bateaux américains, quitte à moins cotiser à l’assurance commune : l’engagement moral américain devant compenser. Grave erreur, celle de Trump cette fois qui en avait assez de payer pour tous, ses prédécesseurs y trouvant eux leur compte hégémonique.

 

Donald Trump s’est-il trompé en signant le protocole d’accord avec l’Iran à Versailles ?

On ne signe pas sans avoir lu, même pas un accord de deux pages qui a pris des heures de négociation sans se demander ce que chaque mot veut dire, surtout ceux qui ne sont pas là. Plus l’accord est bref, plus il faut se méfier. Plus l’accord est bref, plus il faut être fort. Il fallait donc faire attention avec les Iraniens qui n’ont cessé d’enrichir leur uranium sans le dire, puis de tirer sur les navires en contravention de l’accord signé, sauf à considérer que le seul passage possible était de leur côté, ce qui n’était évidemment pas précisé dans le protocole ! Pas subtil de leur part, donc les frappes en riposte étaient justifiées. Donc les discussions vont se poursuivre. Ou devraient.

 

Donald Trump s’est-il trompé dans sa première rencontre avec Zelinsky ?

On reproche souvent à Donald Trump d’être du côté des plus forts, ce qui est mieux que l’inverse. En même temps, cette attitude permet de voir, en miroir, qui Trump estime être le plus fort, celui qu’il va aider. L’attitude de Trump pro-Zelenski montre son nouveau choix. Et Trump tire partout en Iran, pour voir.

 

Donald Trump s’est-il donc trompé dans ses choix d’envoyés spéciaux ?

Simple, les diplomates font durer le plaisir, les politiques pensent à la prochaine élection, les promoteurs à l’argent qu’ils feront grâce à la paix.