
Les partis ayant pesté
Tout l’été,
Se trouvèrent fort dépourvus
Quand le budget fut venu.
A l’horizon, plus le moindre gros impôt
De simple riche ou de Pinault-Arnault.
Ils allèrent crier famine
Chez la cousine Germaine, leur voisine,
La priant de leur prêter
Quelques milliards, pour subsister
Jusqu’à la taxation nouvelle.
Je vous rembourserai, foi de Gaulois,
Les intérêts… pour pouvoir continuer, et en ferai une loi.
La Germaine n’est pas prêteuse,
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous, quand les taux n’étaient pas hauts ?
Dit-elle, à la gent emprunteuse.
Constamment, à tout besoin
Nous disions oui, sans caisse enregistreuse.
Vous disiez oui ? Sans aucun soin ?
Eh bien, soignez-vous, maintenant !