Les CRINK attaquent !

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 Les CRINK attaquent !

Merci à ce « hackeur éthique » qui nous a livré ce très rare fichier que nous allons utiliser dans les lignes qui suivent. Nous n’en dirons pas plus sur la transcription de cette réunion (… sécurisée) des responsables des relations extérieures des quatre puissances dont les noms suivent, derrière l’acronyme.

CRINK ? Chine, Russie, Iran, North Korea : 4 pays experts en missiles et en drones, 3 puissances dotées de l’arme atomique. C’est un anti-OTAN offensif. Notre système bipolaire, construit pour éviter une nouvelle guerre mondiale, est plus que dépassé quand la Russie veut, pour commencer, annexer le Donbass, où des habitants parlent russe, comme auparavant Hitler les Sudètes, où des habitants parlaient allemand. Ce nouveau club n’apporte donc pas beaucoup de paix au monde.

Sergueï Lavrov (Russie) : Chère camarade, chers camarades, nous voici réunis par les ondes pour continuer, au plan militaire, ce que nous avons voulu au plan économique avec les BRICS : vaincre les États-Unis d’Amérique. Je suis le doyen de ce groupe par l’ancienneté dans le poste, depuis 2004, et j’en tire une leçon : nous avons entouré notre ennemi commun, divisé ses appuis et montré que sa « première armée du monde » manquait de munitions, dans des bateaux vieillis, avec des soldats qui ne veulent plus se battre.

Choe Son-hui (Corée du Nord) : Bonjour camarades ! Je suis jeune dans ce poste, quatre ans, et mesure à quelle vitesse change notre monde, passant des ceintures économiques de soie des BRICS aux ceintures d’explosifs. Nous devons continuer : les États-Unis sont tombés dans le panneau monté par nos camarades iraniens, qui ont convaincu Israël qu’ils voulaient le détruire immédiatement. Ils ont alors amené Nétanyahou à convaincre Trump d’attaquer l’Iran ! Maintenant, les États-Unis sont sur deux fronts : Ukraine et Ormuz, sans pouvoir gagner, et quittent peu à peu le troisième : Taïwan.

Abbas Araghtchi (Iran) : Bonjour et merci à tous ! Moi, je suis ministre des Affaires étrangères depuis deux ans ! Oui, la Russie a d’abord payé cher pour notre stratégie antiaméricaine, maintenant c’est nous. Oui, cela fait des années que nous attirons les Américains par Israéliens interposés, puis par l’offrande de nos principaux dirigeants, devenus martyrs. Aujourd’hui, les États-Unis ne peuvent plus protéger leurs amis du Golfe et y rejoindre leurs bases. Pour se défendre, Arabie saoudite, Pakistan et Turquie sont contraints de signer un accord à La Mecque. Maintenant, si Trump nous attaque, ce sera une boucherie : il n’osera pas. Nous souffrons, pour gagner.

Wang Yi (Chine) : Bonjour et salut camarades ! Moi, je suis ministre des Affaires étrangères depuis trois ans ! Et je vous remercie de ce que vous faites pour affaiblir militairement et politiquement les États-Unis. Nous, on veut les appauvrir et les dépasser techniquement. Ils ont enlevé leur porte-avions de Taïwan et nous vendons leurs bons du trésor. Ils ont peur pour leur dette et en sont venus à soutenir le yen pour que le Japon, qui en est le premier détenteur mondial, garde ses bons. En attendant une action pour rattacher Taïwan à la mère patrie, nous devons tous secouer le dollar. Il n’est plus le dieu qui protégeait les voies de transport et les échanges après 1950. Il nous l’a tous fait payer, c’est fini. Maintenant, c’est le dollar qui doit inquiéter. Il faut faire peur sur la bulle financière de l’IA, financée par des emprunts fous, alors qu’en Chine nous sommes aussi bons, sinon meilleurs. Soutenir l’IA chinoise, c’est ce qu’il y a de mieux pour nous tous ici… et contre eux.

Sergueï Lavrov : Excellent tour de table ! Nous savons désormais ce que nous faisons et comment nous coopérons. A chacun de dire à tous son objectif à court terme. Pour moi, c’est de soutenir Fedorov qui veut une présidentielle en Ukraine, rien de tel pour affaiblir Zelensky.

Choe Son-hui : Moi, je prépare une superbe réunion pour Donald Trump qui veut rencontrer notre leader en fin d’année.

Abbas Araghtchi : Moi, je pousse à un accord de passage d’Ormuz avec des droits d’octroi faibles et partagés, comme cela personne ne criera et Trump sera isolé.

Wang Yi : Moi, je vais développer nos grandes entreprises d’IA par l’open source, ce qui dégonflera la bulle américaine, vendrai encore des bons du Trésor US et enverrai des compatriotes en vacances à Jinmén, 60000 habitants, à 2 kilomètres de la Chine et à 187 de Taïwan. Jinmén veut dire : porte d’or !

Sergueï Lavrov : Génial, à notre prochaine réunion !