Fed et BCE ont, en théorie, un ennemi commun : l’inflation, mais seulement quand elle dépasse 2 %. Alors, les deux banques centrales augmentent leurs taux d’intérêt à court terme et s’engagent à le faire aussi longtemps que l’inflation ne sera pas durablement revenue à leurs chers 2 %. « Durablement », car ce niveau de prix sera à la fois mesuré par les taux longs, soupçonneux, et, pour la BCE, par l’enquête auprès de prévisionnistes professionnels sur leur vision à cinq ans. Fed et BCE sont donc faites pour répéter leur commun objectif anti-inflation, mais avec des inflexions analysées par les marchés. Elles vont y annoncer, à mots couverts, leurs futures actions en fonction du succès de leur objectif. Mais leurs actions dépendent en réalité du capitalisme de chacun.